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Reports

Avis de l’Anses relatif à « l’évaluation du risque d’hépatotoxicité lié à la teneur en coumarine de certaines plantes pouvant être consommées dans les compléments alimentaires ou dans d’autres denrées alimentaires. »

Résumé : L’utilisation de plantes dans les compléments alimentaires est encadrée par le décret n°2006-352 du 20 mars 2006 et par l’arrêté du 24 juin 2014 ci-après dénommé « arrêté plantes ». La coumarine est un composé naturel odorant présent dans certaines plantes comme la cannelle, la fève tonka et le mélilot. La teneur en coumarine dans ces plantes est très variable, de traces à plus de 0,3 % (m/m). L’arrêté plantes précise dans son annexe I que la coumarine est une « substance à surveiller » pour les canneliers Cinnamomum cassia et Cinnamomum verum. Cependant, d’autres plantes autorisées pour une utilisation dans les compléments alimentaires contiennent de la coumarine et aucune teneur limite en coumarine n’est indiquée pour ces produits dans l’arrêté « plantes ». L’Efsa a établi une dose journalière tolérable (DJT) de 0,1 mg/kg p.c./jour pour la coumarine (Efsa 2004). Cette dose a été confirmée sur la base de nouvelles données par l’Institut fédéral allemand de l’évaluation des risques (BfR 2007) et lors de sa réévaluation par l’Efsa (Efsa 2008). L’Efsa a indiqué également que la consommation de compléments alimentaires contenant des doses élevées de cannelle constituait une situation à risque pour les personnes atteintes de diabète de type II. Le BfR1 a précisé de son côté qu’une consommation élevée de cannelle entraînerait une exposition excessive à la coumarine et a donc déconseillé la consommation de cannelle de Chine, étant donné sa teneur relativement élevée en coumarine (BfR 2006). Par ailleurs, une petite sous-population d’individus, entre 0,4 à 6,5 % de la population caucasienne, est sensible à la coumarine, avec des effets indésirables observés à faibles doses, et est considérée comme une population à risque (Tisserand et Young 2014). Les teneurs en cannelle ou en coumarine dans certains compléments alimentaires, les doses journalières recommandées pour ces produits, ainsi que l’exposition à d’autres produits alimentaires contenant de la cannelle, pourraient entraîner un dépassement important de la DJT fixée par l’Efsa. Dans ce contexte, l’Anses s’est autosaisie pour évaluer le risque d’hépatotoxicité lié à la teneur en coumarine des plantes pouvant être consommées dans les compléments alimentaires ou dans d’autres denrées alimentaires. Cette expertise est réalisée en prenant en compte toutes les denrées alimentaires qui sont susceptibles de contenir des plantes ou des préparations de plantes contenant de la coumarine, notamment les cannelles, pouvant être consommées en France. Par ailleurs, les substances autres que la coumarine présentes dans ces plantes ne sont pas prises en compte dans cette évaluation.
Document type :
Reports
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https://hal-anses.archives-ouvertes.fr/anses-03791800
Contributor : Christine Druesne Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Thursday, September 29, 2022 - 3:22:11 PM
Last modification on : Wednesday, December 7, 2022 - 3:09:41 AM

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Distributed under a Creative Commons Attribution - NonCommercial - NoDerivatives 4.0 International License

Identifiers

  • HAL Id : anses-03791800, version 1

Citation

Fabrice Nesslany, Sabrina Boutefnouchet, Pierre Champy, Hanh Dufat, Marion Girardot, et al.. Avis de l’Anses relatif à « l’évaluation du risque d’hépatotoxicité lié à la teneur en coumarine de certaines plantes pouvant être consommées dans les compléments alimentaires ou dans d’autres denrées alimentaires. ». [0] Saisine n° 2018-SA-0180, 2021. ⟨anses-03791800⟩

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